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30 en 30 : Le Canadien compte sur ses jeunes vétérans pour progresser

lundi 2013-08-19 / 3:00
Arpon Basu  - Directeur de la rédaction LNH.com

Le Canadien est une des équipes dont le rendement est le plus difficile à prévoir cette saison dans la LNH.

Il y a d’un côté cette équipe qui a entrepris la saison 2012-13 avec une fiche remarquable de 20-5-5 sous la direction d’une nouvelle équipe d’entraîneur avec Michel Therrien en tête, faisant du coup oublier les horreurs de 2011-12 quand l’équipe montréalaise a terminé au 15e et dernier rang dans l’Association de l’Est et 28e au classement général.

Mais le Canadien a complété son calendrier avec seulement trois victoires à ses huit derniers matchs et sa léthargie s’est poursuivie en première ronde des séries quand il a été éliminé en cinq matchs par les Sénateurs d’Ottawa.

Sur quelle équipe le directeur général Marc Bergevin croit-il pouvoir compter? Celle qui a été dominante pendant 30 matchs? Ou celle qui s’est mise à peiner quand les matchs sont devenus plus importants et que le niveau de compétition s’est élevé d’une coche?

Bergevin donne l’impression de considérer la saison qui vient comme un test qui va lui permettre de voir plus clair. Il a gardé sa formation à peu près intacte et évité d’accorder des contrats à long terme, il a laissé partir les joueurs autonomes Michael Ryder et Colby Armstrong, et Jeff Halpern est toujours sans contrat. Pour les remplacer, il a accordé un contrat de deux ans pour 8 millions $ à Daniel Brière, après que les Flyers de Philadelphie aient racheté son contrat, et fait l’acquisition du dur à cuire George Parros via un échange avec les Panthers de la Floride.

Bergevin a échoué cependant lorsqu’il a voulu mettre la main sur un autre joueur dont le contrat a été racheté par son équipe, une vedette locale en plus, Vincent Lecavalier, qui a préféré le contrat de cinq ans offert par les Flyers pour 22,5 millions $. Le directeur général a expliqué ne pas avoir voulu offrir un contrat d’aussi longue durée et valant autant d’argent parce qu’il a un œil sur le futur et qu’il préfère garder son argent pour garder ses jeunes joueurs talentueux à Montréal.

« Je garde en tête vers où nous nous dirigeons », a-t-il dit le 5 juillet à l’ouverture du marché des joueurs autonomes. « Je veux garder un coussin au cas où… »

Une bonne partie de l’avenir de cette équipe est déjà à Montréal et c’est pour conserver ce noyau de joueurs encore jeunes que Bergevin veut se garder de l’argent.

En attendant, c’est du rendement de ces jeunes et des progrès qu’ils seront en mesure de réaliser que pourraient dépendre les succès du Canadien en 2013-14.

Le défenseur P.K. Subban a gagné le trophée Norris à l’âge de 24 ans la saison dernière et les attaquants Max Pacioretty (24), Lars Eller (24), Alex Galchenyuk (19) et le finaliste au trophée Calder en 2012-13 Brendan Gallagher (21) devraient tous continuer de s’améliorer.

Ils seront entourés par Brière et d’autres vétérans comme Tomas Plekanec, Brian Gionta et Rene Bourque, tandis que David Desharnais cherchera à faire oublier une dernière saison difficile en 2012-13 avoir amassé 60 points la saison précédente.

Ce groupe de neuf attaquants devrait apporter la même profondeur en attaque que la saison dernière quand le Canadien s’est classé au quatrième rang de la LNH en marquant une moyenne de 3.04 buts par rencontre sans avoir un seul joueur parmi les 30 premiers compteurs.

Les problèmes du Canadien en fin de saison sont plutôt apparus à l’autre extrémité de la patinoire.

Le Tricolore a concédé 31 buts à ses huit derniers matchs du calendrier régulier, puis 20 en cinq matchs des séries. Ce qui fait un total de 51 buts en 13 matchs, une moyenne de 3,92 par rencontre après en avoir accordé 2,32 à ses 40 premiers matchs.

Une blessure au genou gauche subie par le robuste défenseur Alexei Emelin a déclenché les ennuis, exposant un manque de profondeur à l’arrière, un problème qu’on n’a pas réglé et qui risque de durer puisque le retour du défenseur russe n’est pas prévu avant la fin de novembre, au plus tôt.

Après Subban, Josh Gorges et Andrei Markov, la défense du Canadien est plutôt chétive.

« Il faut faire avec le plafond salarial et c’est quelquefois difficile à gérer, a soutenu Bergevin. Est-ce que j’aimerais avoir un gros défenseur coriace qui peut jouer 25 minutes? Oui, et je pense que toutes les équipes veulent la même chose. Mais premièrement, ces joueurs ne sont pas disponibles, et deuxièmement, il faut les payer... »

Si Bergevin n’a pu améliorer son groupe de défenseurs, il a cependant fait une acquisition qui pourrait aider son équipe à concéder moins de buts sans toucher à la masse salariale.

Le gardien Carey Price aura un nouveau mentor. Le Canadien n’a pas renouvelé le contrat de Pierre Groulx et est plutôt allé chercher l’entraîneur des gardiens des champions de la Coupe Stanley à Chicago, Stéphane Waite.

Price en a arraché grandement dans le dernier droit de la saison régulière et en séries, n’étant jamais parvenu à se remettre d’un affreux début de rencontre face aux Maple Leafs à Toronto le 13 avril, déjoué par trois des quatre premiers tirs en sa direction. À ses 10 matchs suivants comme gardien débutant, incluant quatre en séries, il a eu une fiche de 3-6-0, avec une moyenne de 3,20 et un faible taux d’arrêts de ,878.

Il y a très peu de joueurs dans la LNH, et peut-être même aucun, qui doivent vivre avec leur rendement scruté à la loupe comme c’est le cas de Price à Montréal, et ce dernier a admis après l’élimination du Canadien que cela le tracassait à l’occasion. Lui enseigner à contrôler cette pression et avoir davantage confiance en lui sera une des missions de Waite, qui en fera peut-être la plus importante acquisition de Bergevin de la saison morte.

La capacité de Price de se ressaisir et le rendement des défenseurs devant lui compteront pour beaucoup pour définir le genre d’équipe que présentera le Canadien, à savoir s’il peut lutter avec les meilleurs dans l’Est ou si ses contre-performances à la fin de la dernière saison sont une meilleure illustration de sa valeur réelle.

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