L’attaquant des Blackhawks Patrick Kane remporte le trophée Conn Smythe

mardi 2013-06-25 / 2:24
Shawn Roarke  - Directeur de rédaction senior à NHL.com

BOSTON – Malgré la familiarité avec ce genre de gros moment, l’attaquant des Blackhakws de Chicago Patrick Kane ne comprenait pas vraiment ce qu’il venait d’accomplir lundi soir.

Ses Blackhawks venaient tout juste de compléter une remontée spectaculaire – inscrivant les buts égalisateur et gagnant en l’espace de seulement 17 secondes en toute fin de sixième match, en route vers une victoire de 3-2 face aux Bruins de Boston et une deuxième conquête de la Coupe Stanley en quatre ans – et le habituellement imperturbable Kane était complètement désemparé.

Le commissaire de la LNH Gary Bettman lui avait déjà donné le trophée Conn Smythe remis au joueur le plus utile à son équipe en séries éliminatoires, il avait déjà fait son tour de la patinoire avec la Coupe Stanley au-dessus de sa tête et avait déjà posé pour sa photo d’équipe en compagnie du précieux trophée.

Mais il n’avait toujours pas trouvé les mots pour exprimer ce qu’il ressentait.

« C’est un sentiment incroyable », a dit Kane, qui avait marqué le but gagnant quand Chicago avait remporté les grands honneurs en 2010. « Ma tête tourne. Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé dans les 20 dernières minutes. »

Ce qui s’est passé, c’est que les Hawks ont prouvé qu’ils méritaient d’être les champions en comblant un déficit de 2-1 grâce au but de Bryan Bickell avec 1:16 à faire et au filet victorieux de Dave Bolland 17 secondes plus tard. Soudainement, le désespoir s’est transformé en délire pour les Blackhawks, qui ont festoyé sans relâche autour de la patinoire du TD Garden.

Et même si Kane n’était pas vraiment impliqué dans les trois buts marqués par Chicago lors de ce match no 6 – il était tout de même sur la glace pour les premier et deuxième filets des siens –, il n’y a pas de doute que cette célébration n’aurait jamais été possible sans les précédentes contributions de Kane.

L’Américain avait touché la cible seulement deux fois au cours des 15 premiers matchs des séries et plusieurs commençaient à se poser des questions à propos de sa disette. Puis, juste comme ça, alors que l’enjeu était à son plus haut, Kane a retrouvé sa touche offensive.

Au cours des deux dernières rencontres de la finale de l’Ouest, contre les Kings de Los Angeles et champions en titre, Kane a fait bouger les cordages quatre fois. Son tour du chapeau lors du match no 5 a d’ailleurs mis fin à cette série pour de bon.

En grande finale, il n’a amassé qu’une seule aide lors des trois premiers matchs alors que Chicago s’est retrouvé en retard 2-1. Mais dans un match no 4 de fous, après avoir été réuni avec Jonathan Toews et Bryan Bickell, il a marqué un but et récolté une aide pour permettre aux Hawks de l’emporter 6-5 en prolongation pour faire 2-2 dans la série. Lors de la cinquième rencontre, un gain de 3-1 au United Center, Kane a terminé avec deux buts, incluant celui de la victoire.

Mais qu’est-ce qui a causé ce revirement de situation?

« Je n’ai pas vraiment de réponse spécifique, a dit Kane. Je crois que c’était lors du match no 4 à L.A., je savais qu’on avait besoin d’avoir la rondelle et de commencer à la faire bouger pour essayer de créer des chances. Et au final ç’a fonctionné. Je veux dire, je jouais avec deux excellents joueurs en Toews et Bickell. Ils m’ont rendu la tâche vraiment facile ces dernières semaines. »

Kane a peut-être eu de l’aide pour retrouver sa touche, mais il est celui qui a réussi à bénéficier des opportunités qui se sont soudainement mises à arriver contre la défensive autrefois sans faille de Boston, utilisant sa vitesse pour dévaster la ligne bleue des Bruins, qui préférait s’adonner à un jeu robuste.

Il a été honoré en devenant le troisième américain de suite à remporter le Conn Smythe, rejoignant le gardien des Kings Jonathan Quick (2012) et celui de Boston Tim Thomas (2011). Le défenseur des Rangers de New York Brian Leetch est le seul autre américain à l’avoir gagné (1994).

« Je suis certain que c’est une chose dont je me souviendrai toujours et c’est un honneur qu’on ne pourra jamais m’enlever, a ajouté Kane. Quelqu’un a dit que j’étais le quatrième américain à gagner le trophée. Je me sens privilégié. Je joue avec d’excellents joueurs et je ne serais pas ici sans mes coéquipiers. Je crois que plusieurs joueurs le méritaient. [Le gardien des Blackhawks Corey] Crawford a peut-être été oublié ici, [Bickell] et [l’attaquant Patrick Sharp] – mais c’est un feeling incroyable. »

Kane a terminé avec neuf buts et 10 aides en 22 rencontres, bon pour le deuxième rang des pointeurs en séries derrière David Krejci des Bruins.

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