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Après avoir attendu plus d’une année, Luongo affirme que son départ est une certitude

jeudi 2013-05-09 / 21:12
Kevin Woodley  - Correspondant LNH.com

VANCOUVER – Le directeur général des Canucks de Vancouver Mike Gillis a affirmé lors de son bilan d’après saison jeudi qu’il était peu probable de voir l’ancien gardien numéro un de la concession Roberto Luongo être de retour avec l’équipe lors de la prochaine campagne.

Après avoir attendu une transaction durant plus d’une année, Luongo a affirmé que son départ était une certitude. Mais il a été clair à propos du fait qu’il voulait quitter, admettant au passage que la dernière saison en était une gaspillée dans sa carrière.

« Mon but principal est d’être un partant. Je sens que j’ai encore beaucoup à donner », a dit Luongo, à qui il reste neuf saisons au contrat de 12 ans et 64 millions $. « Je suis à un stade de ma vie où je désire jouer, ici ou ailleurs, ça reste à voir. Mais ce qui est arrivé durant les deux dernières années suggère que ce n’est pas ici que je serai partant à nouveau. »

Même s’il a dit la même chose il y a un an, Luongo a affirmé qu’il ne pouvait s’imaginer revenir à Vancouver après avoir perdu le poste de numéro un aux mains de Cory Schneider après trois matchs des séries l’année dernière. L’histoire s’est répétée lors des séries de cette année, alors que Luongo a débuté les deux premières rencontres – cette fois, Schneider était aux prises avec une blessure à l’aine – avant de céder le filet pour le match numéro trois dans ce qui s’est soldé par un balayage en quatre rencontres contre une équipe classée plus bas, les Sharks de San Jose.

« Nous voulons jouer tous les deux et il n’y a qu’un filet », a dit Luongo.

Si le désir de jouer de Luongo ne suffit pas à forcer une transaction, la réduction du plafond salarial lors de la prochaine campagne de la LNH le devrait. Les Canucks dépassent déjà le plafond fixé à 64,3 millions $ avec seulement 17 joueurs, dont deux gardiens, sous contrat.

« Je ne crois pas que je serai le seul à mettre de la pression sur Mike au cours des prochains mois, sachant la situation au niveau du plafond salarial », a expliqué Luongo.

À propos de l’endroit où il pourrait aboutir, Luongo n’a pas voulu spéculer. Il n’était pas plus enclin à discuter du fait qu’il pourrait utiliser sa clause de non-échange pour contrôler sa destination, répétant une phrase souvent entendue au cours des dernières années, à savoir « qu’il attendrait que Mike vienne le voir. »

Gillis l’a presque fait tout juste avant la date limite des transactions en avril, retirant Luongo d’un entraînement au cas où il aurait besoin de signer son accord à une transaction potentielle avec les Maple Leafs de Toronto.

Gillis a dit espérer qu’un changement de scénario, cet été, lui permettra de compléter un échange dans le cas de Luongo.

« Si le lock-out n’avait pas eu lieu, nous étions en train de conclure une transaction », a dit Gillis.

En 20 rencontres, Luongo a terminé la saison régulière avec un dossier de 9-6-3, une moyenne de buts alloués par match de 2,56 et un pourcentage d’arrêts de ,907, ses pires statistiques depuis sa campagne recrue avec les Islanders de New York en 1999-2000.

Après avoir travaillé en compagnie de son ancien entraîneur personnel François Allaire pendant huit semaines durant le lock-out, Luongo était parmi les meneurs lors du premier mois de la saison avant de passer toute une rencontre devant le filet durant une défaite de 8-3 aux mains des Red Wings de Detroit, le 24 février. Une autre défaite à sens unique est survenue lors du tout dernier match de la saison face aux Oilers d’Edmonton, un revers de 7-2.

Luongo a été le meilleur élément des Canucks lors du premier match des séries face aux Sharks, gardant les siens dans le match avec quantité d’arrêts spectaculaires. Il a terminé en ayant concédé six filets sur 61 tirs, s’inclinant en prolongation lors du match numéro deux, avant de paver la voie à Schneider pour le troisième affrontement.

Luongo a dit bien se sentir avec le changement survenu dans son style et il a hâte de contribuer ailleurs lors de la prochaine saison.

« La façon dont je me suis présenté au camp, la façon dont je me sentais à propos de mon jeu et tout… J’étais très excité, a dit Luongo. Avec tout ce qui est arrivé, j’ai perdu le momentum en mi-saison, mais je sens toujours qu’il me reste plusieurs bonnes années et je peux contribuer quelque part, c’est où je veux être impliqué. »

Schneider a révélé, jeudi, la nature de la blessure encourue lors d’un gain contre les Blackhawks de Chicago avec trois rencontres à jouer en saison régulière, et il s’agissait d’une blessure à l’aine. Il a admis avoir peiné sur un long tir survenu en troisième période du match numéro trois, ce qui a transformé un match serré de 2-1 en une défaite à sens unique de 5-2.

Même s’il a été retiré de son but, Schneider était de retour devant le filet pour le match numéro quatre, bafouillant avec un retour de tir lors d’un avantage numérique des Sharks, but qui a permis à San Jose de niveler la marque tard en temps réglementaire. Tôt lors de la prolongation, c’est un autre jeu de puissance qui a mis fin officiellement à la saison des Canucks.

« C’est son équipe et il mérite de jouer, a dit Luongo en parlant de Schneider. Il a été placé dans une situation difficile avec la blessure et peu de temps pour pratiquer avant un match des séries comme celui-là. Je pense que les gens ont été un peu malhonnêtes dans leur façon de juger son jeu. »

Schneider n’a pas cherché d’excuses, affirmant que son aine ne causait pas de problème.

« À un certain point, lorsque j’étais réchauffé, je ne m’en rendais même plus compte, a dit Schneider. L’équipe croit en moi, ils m’ont dit que j’étais leur numéro un, que j’étais leur homme et que dès que je serais prêt à jouer je jouerais. »

Ce qui en dit long à propos du classement de Luongo et pourquoi, malgré toutes les questions ouvertes à propos de son avenir incertain, jeudi, il a accepté de faire ses adieux aux partisans des Canucks et est revenu sur son passage à Vancouver, qui comprend une médaille d’or olympique en 2010 et une défaite crève-cœur lors du match numéro sept de la finale de la Coupe Stanley en 2011.

« En premier lieu, j’aimerais les remercier pour tout, a dit Luongo. Je m’excuse de ne pas avoir été en mesure de leur rapporter une Coupe Stanley. »

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